Mis à jour le 26/08/2025
Le médecin du travail joue un rôle essentiel dans la prévention des risques liés au travail. Sa mission : éviter toute altération de la santé des travailleurs en surveillant leurs conditions d’hygiène, leur exposition aux risques professionnels et leur état de santé.
Parler de sa maladie avec lui n’est jamais une obligation, mais c’est souvent une étape utile pour anticiper des difficultés, adapter son poste et favoriser le maintien en emploi.
Tout salarié peut demander à voir le médecin du travail, sans autorisation de l’employeur et sans craindre de sanction. Cette possibilité est rappelée lors de la visite d’information et de prévention organisée dans les trois mois suivant l’embauche.
L’employeur peut également demander une visite pour un salarié, mais la confidentialité des échanges reste garantie.
Les raisons sont variées :
difficultés physiques ou psychologiques liées au travail,
anticipation d’un risque d’inaptitude,
besoin d’aménagement de poste ou d’horaires,
difficultés sociales ou personnelles ayant un retentissement sur le travail,
situation de harcèlement moral ou sexuel.
Dans tous les cas, l’objectif est d’engager une démarche de prévention ou de maintien dans l’emploi.
Visite d’information et de prévention : dans les 3 mois suivant l’embauche (immédiate pour les postes à risques). Elle permet de vérifier l’état de santé du salarié, de l’informer des risques et de prévoir un suivi adapté si nécessaire.
Renouvellement : au maximum tous les 5 ans, réduit à 3 ans pour les salariés fragiles (travailleurs handicapés, invalidité, travail de nuit).
Suivi renforcé : pour les postes à risques, avec une visite par le médecin du travail tous les 4 ans et un contrôle intermédiaire à 2 ans.
Visite de reprise : obligatoire après un congé maternité, une maladie professionnelle, un accident du travail >30 jours ou un arrêt maladie/accident non professionnel >60 jours.
Visite de pré-reprise : possible après un arrêt de plus de 30 jours, à l’initiative du salarié, du médecin traitant, du médecin conseil ou du médecin du travail.
Il peut recommander :
des aménagements de poste (charge de travail, contraintes physiques, ergonomie),
des adaptations d’horaires (pauses, télétravail, temps partiel thérapeutique),
un reclassement sur un autre poste,
une orientation vers des formations ou des services sociaux.
Ses propositions sont contraignantes pour l’employeur, qui doit en tenir compte. Si aucun aménagement n’est possible, le médecin peut déclarer une inaptitude au poste, en indiquant les possibilités de reclassement.
Toutes les informations échangées sont couvertes par le secret professionnel. Le médecin ne peut transmettre à l’employeur que des préconisations générales, jamais la pathologie.
Une violation du secret médical constitue un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende (art. 226-13 du Code pénal).
Le temps consacré aux visites est compté comme temps de travail.
Les frais de transport sont pris en charge par l’employeur.
Médecin du travail pour les salariés et les agents hospitaliers.
Médecin de prévention pour les fonctions publiques d’État et territoriales.
Les visites sont organisées par le service de santé au travail de l’entreprise ou de l’administration, parfois externalisé. Les agents peuvent également bénéficier des avis du Conseil médical de leur administration.
Les intermittents sont suivis par le CMB Santé (Centre Médical de la Bourse) à Paris ou par un service partenaire en région.
Une visite médicale a lieu au maximum tous les 5 ans.
Le CMB joue aussi un rôle social : accompagnement administratif (retraite, maternité, handicap), aide en cas de reclassement ou de problème de santé.