Mis à jour le 22/01/2025
Une maladie chronique est une affection de longue durée qui évolue lentement mais qui peut avoir des impacts significatifs sur la vie quotidienne. Ces pathologies, souvent invisibles, peuvent entraîner des symptômes persistants comme la fatigue, les douleurs ou une diminution des capacités physiques.
Dans le cadre professionnel, une maladie chronique peut compliquer l’exécution des tâches habituelles, provoquer des incompréhensions avec les collègues ou encore affecter le bien-être au travail. Dès lors, la question se pose : faut-il en parler à ses collègues ou à son employeur, ou choisir de préserver sa vie privée ? Cet article vous guide dans cette réflexion, tout en détaillant vos droits et les dispositifs existants pour les salariés confrontés à une maladie chronique au travail.
Une maladie chronique, même invalidante, est souvent invisible pour les autres. Ainsi, votre entourage professionnel peut ignorer que vous êtes malade. Cette invisibilité peut être un avantage si vous préférez garder votre état de santé privé. Cependant, elle peut aussi devenir une source d’incompréhensions, notamment si vous avez des difficultés à accomplir certaines tâches professionnelles en raison de douleurs, de fatigue ou d’autres symptômes liés à votre maladie.
L’article L1221-6 du Code du travail protège les salariés lors des recrutements. Un employeur ne peut poser que des questions ayant un lien direct et nécessaire avec le poste proposé, visant à évaluer votre capacité à l’occuper. Ces questions doivent rester proportionnées et pertinentes.
Vous n’avez aucune obligation légale d’informer votre employeur ou vos collègues de votre maladie. Cette décision est une démarche personnelle qui dépend d’une réflexion individuelle. Si vous choisissez de ne pas en parler, vous êtes dans votre droit.
Seul le médecin du travail est habilité à recevoir des informations sur votre état de santé ou votre handicap. Il est soumis au secret médical et ne doit pas communiquer la nature de votre maladie à votre employeur. Son rôle est de :
Si votre état de santé impacte vos capacités professionnelles, il est recommandé de signaler vos difficultés au médecin du travail. Cela peut permettre de :
Si vous êtes travailleur handicapé (RQTH) ou bénéficiaire d’une pension d’invalidité, vous pouvez accéder à un suivi médical spécifique conçu pour concilier votre état de santé avec vos responsabilités professionnelles.
Lors de la visite d’information et de prévention, vous pouvez déclarer votre statut de travailleur handicapé ou de titulaire d’une pension d’invalidité. Cette déclaration permet au médecin du travail de vous orienter et d’évaluer vos besoins.
Le médecin du travail analyse votre situation et peut recommander des ajustements. Ces adaptations incluent des horaires flexibles, des outils adaptés ou d’autres mesures pour améliorer vos conditions de travail.
Vous n’êtes pas obligé de déclarer votre handicap ou votre invalidité, même au médecin du travail. Ce choix garantit la confidentialité de votre situation.
En tant que travailleur handicapé, vous pouvez aussi bénéficier de dispositifs légaux d’accompagnement, tels que des aides financières ou des solutions pour maintenir votre emploi. Ces mesures vous aident à exercer vos fonctions tout en tenant compte de vos besoins spécifiques.
Informer vos collègues ou votre employeur de votre maladie est une décision personnelle. Cependant, si votre état de santé impacte vos capacités ou votre bien-être au travail, il peut être bénéfique d’en parler au médecin du travail. Cette démarche vous permet de :