Mis à jour le 27/01/2026
Vous êtes en arrêt long ou votre santé ne vous permet plus de travailler normalement ?
Selon votre statut (fonctionnaire ou contractuel), vous pouvez demander un congé de longue maladie (CLM), un congé de longue durée (CLD) (sous conditions strictes), ou un congé de grave maladie.
Vous pouvez demander un congé de longue maladie (CLM) si :
votre maladie vous empêche d’exercer votre emploi,
elle nécessite des soins prolongés,
elle présente une gravité confirmée et un caractère invalidant.
Le CLM est possible si vous êtes titulaire ou stagiaire, en activité ou en détachement.
Certaines maladies sont listées par arrêté, mais la liste n’est pas fermée : le CLM peut aussi être accordé après avis du conseil médical.
Écrivez à votre administration : demande + certificat de votre médecin traitant.
Votre médecin envoie au conseil médical un résumé médical et les pièces utiles.
Le conseil médical rend un avis transmis à vous et à l’administration.
Une expertise par un médecin agréé peut être demandée.
Le médecin du travail est informé (il peut assister, sans voter).
Renouvellement (repère clé)
Tant que vous n’avez pas dépassé 1 an à plein traitement : renouvellement sans conseil médical (sur certificat).
Après 1 an : avis du conseil médical obligatoire.
Des examens médicaux peuvent être imposés.
Refus = suspension possible de la rémunération.
Le schéma est proche : l’administration saisit le conseil médical, informe le médecin du travail, et des expertises/examens peuvent être imposés.
Jusqu’à 3 ans maximum
En périodes de 3 à 6 mois
Utilisable en continu ou en discontinu
Si vous passez d’un congé maladie ordinaire (CMO) à un CLM :
Le CMO peut être requalifié en CLM, et la 1re période peut démarrer à la 1re constatation médicale.
Un nouveau CLM après 3 ans n’est possible qu’après au moins 1 an de reprise.
1 an : plein traitement indiciaire
2 ans : demi-traitement
Maintenus :
indemnité de résidence (en entier),
supplément familial de traitement (SFT) (en entier).
NBI :
En général, l’administration suspend le versement de vos primes et indemnités.
Toutefois, si vous demandez un CLM pendant un CMO, vous conservez les primes déjà versées.
Enfin, l’administration prend en charge les frais liés aux examens qu’elle impose (honoraires du médecin agréé, transport éventuel).
Pour reprendre, vous devez fournir un certificat médical d’aptitude.
Après 3 ans de CLM, ou si vous êtes en fonctions à exigences médicales, la reprise passe par un avis du conseil médical. Si :
vous reprenez votre activité,
votre poste peut être aménagé si besoin.
Vous êtes titulaire
reclassement ou période de préparation au reclassement,
disponibilité d’office si amélioration possible,
retraite pour invalidité si inaptitude définitive.
Si vous êtes stagiaire
congé non rémunéré possible (jusqu’à 1 an, renouvelable 2 fois),
licenciement en cas d’inaptitude définitive.
Vous pouvez demander un congé de grave maladie si vous êtes agent contractuel (CDD ou CDI) et si :
la maladie vous empêche de travailler,
elle nécessite des soins prolongés,
elle est invalidante et grave,
vous avez au moins 3 ans d’ancienneté (calcul selon votre situation).
Adressez une demande (papier libre ou formulaire RH).
Joignez un certificat médical.
Le conseil médical organise une contre-visite par un médecin agréé.
Le conseil médical rend un avis ; l’administration décide.
Un recours est possible devant le conseil médical supérieur.
Périodes de 3 à 6 mois
Jusqu’à 3 ans maximum
Requalification possible si la demande est faite pendant un congé maladie
Plusieurs congés possibles si vous reprenez au moins 1 an entre deux.
Pendant le congé de grave maladie, vous percevez :
des indemnités journalières (comme dans le privé),
éventuellement un complément de l’administration :
1 an à plein traitement,
puis 2 ans à demi-traitement,
avec déduction des indemnités journalières.
Deux fonctionnements possibles :
soit l’administration touche les IJ à votre place,
soit vous touchez les IJ et l’administration vous verse le complément (et peut demander les justificatifs).
Maintenus :
indemnité de résidence (proportionnelle),
SFT (intégral).
Primes et indemnités suspendues.
Apte : réaffectation sur le poste (ou équivalent).
Temporairement inapte : congé sans traitement (jusqu’à 12 mois + 6 mois).
Définitivement inapte : reclassement ou licenciement.
Important : en pratique, si vous êtes en congé sans traitement depuis 1 an, vous devez demander votre réemploi par LRAR au moins 1 mois avant la fin. À défaut, vous pouvez être considéré(e) comme démissionnaire.
En effet, si vous aviez une prévoyance qui complétait vos IJ ou votre demi-traitement, elle prévoit souvent aussi un complément en cas de pension d’invalidité. Dans ce contexte, vérifiez vos garanties dès que possible.