Mis à jour le 23/01/2025
Un arrêt maladie de longue durée intervient lorsque votre incapacité à travailler dépasse six mois consécutifs. Il concerne généralement les salariés atteints d’une affection grave ou persistante qui ne relève pas d’une Affection de Longue Durée (ALD) reconnue. Contrairement à une ALD, cet arrêt nécessite une évaluation régulière par le médecin-conseil de l’Assurance Maladie pour en justifier la prolongation.
Si vous êtes dans cette situation, le maintien de vos droits repose sur le respect de plusieurs obligations administratives et médicales. Ce guide détaille les démarches essentielles, les conditions d’indemnisation et les options pour préparer une éventuelle reprise du travail.
Si votre arrêt de travail dépasse six mois, le médecin-conseil de l’Assurance Maladie évalue votre situation en collaboration avec votre médecin traitant. Il peut autoriser cet arrêt prolongé pour des affections graves ou sévères. Si votre état de santé le justifie, votre médecin traitant peut demander une reconnaissance en Affection de Longue Durée (ALD), ce qui prolonge les droits jusqu’à 36 mois. Cette demande peut se faire même avant d’atteindre six mois d’arrêt.
Consultez les critères de reconnaissance en ALD sur le site de l’Assurance Maladie (ameli.fr).
Pour continuer à percevoir vos indemnités journalières, vous devez respecter les obligations suivantes :
Important : Si vous ne respectez pas ces obligations, votre caisse d’Assurance Maladie peut suspendre, réduire ou supprimer vos indemnités journalières.
Pendant un arrêt maladie longue durée, le montant de vos indemnités journalières reste identique à celui des arrêts maladie standards. Les indemnités sont calculées sur la base de vos trois derniers salaires bruts.
Pour en savoir plus sur le calcul des indemnités journalières, référez-vous à notre article Arrêt de travail dans le privé : démarches, droits et congés payés expliqués
Reprendre le travail après un arrêt maladie de longue durée nécessite une organisation adaptée à votre état de santé. Vous pouvez opter pour une reprise à temps plein ou un temps partiel thérapeutique pour faciliter cette transition.
Le temps partiel thérapeutique permet une reprise progressive de votre activité tout en respectant vos capacités physiques et mentales.
Le médecin-conseil de l’Assurance Maladie évalue votre capacité à reprendre le travail, valide ou non votre temps partiel thérapeutique et décide de la prolongation éventuelle des indemnités journalières.
En savoir plus sur les visites médicales obligatoires sur le site du Ministère du Travail.
Vous pouvez demander des ajustements : horaires adaptés, équipement spécifique ou modification de poste. Ces démarches s’appuient sur les recommandations du médecin du travail et facilitent votre réintégration.
Depuis le 24 avril 2024, vous accumulez des jours de congés payés même en arrêt maladie non professionnel. Vous gagnez :
Découvrez les règles détaillées dans notre article Arrêt de travail dans le privé : démarches, droits et congés payés expliqués
Un arrêt maladie ne justifie pas un licenciement. Votre employeur n’a pas le droit de vous licencier en raison de votre état de santé, car la loi interdit toute discrimination.
Votre employeur peut toutefois vous licencier dans des situations spécifiques :
Le licenciement pendant un arrêt maladie reste exceptionnel et très encadré par la loi. En cas de conflit, contactez un conseiller juridique, un syndicat ou saisissez les Prud’hommes pour défendre vos droits. Ces recours existent pour protéger votre sécurité professionnelle et garantir le respect de vos droits.
Pour connaître vos droits, consultez le Code du Travail sur le site officiel Legifrance.
Vous pouvez envisager le passage en invalidité si votre état de santé vous empêche de reprendre un travail à plein temps ou d’exercer une activité professionnelle dans des conditions normales. Le médecin-conseil de l’Assurance Maladie, en concertation avec votre médecin traitant, évalue votre situation médicale pour prendre cette décision.
En savoir plus sur les pensions d’invalidité et vos droits sur le site de l’Assurance Maladie (ameli.fr).