Mis à jour le 13/03/2025
Gérer un arrêt de travail peut sembler complexe, mais avec les bonnes informations, vous pouvez facilement respecter vos obligations et protéger vos droits. Ce guide pratique vous explique comment envoyer vos documents, informer votre employeur, et respecter les règles spécifiques liées à votre situation. Vous découvrirez également les nouveautés sur l’acquisition des congés payés pendant un arrêt. En suivant ces étapes, vous assurez une gestion efficace de votre arrêt de travail dans le privé et facilitez votre reprise.
Un arrêt de travail doit toujours être prescrit par un médecin. Vous avez 48 heures maximum pour effectuer les démarches suivantes :
Si vous êtes hospitalisé(e), demandez trois exemplaires du bulletin de situation au service administratif de l’établissement.
Si vous prévoyez de séjourner hors de votre département de résidence pendant votre arrêt de travail, vous devez impérativement demander l’autorisation préalable de votre caisse d’assurance maladie. Voici les étapes à suivre :
Avant le 24 avril 2024, les salariés en arrêt de travail pour une maladie non professionnelle ne pouvaient pas acquérir de jours de congés payés.
Depuis cette date, vous avez désormais le droit d’accumuler des jours de congés payés pendant toute la durée de votre arrêt, sans limite, dans les conditions suivantes :
Votre employeur doit vous informer de vos droits aux congés dans le mois suivant votre reprise de travail. Cette information doit inclure :
L’employeur doit transmettre ces informations par un moyen permettant de prouver la date de réception, par exemple via votre fiche de paie.
Si vous ne pouvez pas utiliser vos congés payés pendant la période de référence (généralement du 1ᵉʳ juin au 31 mai) en raison d’un arrêt de travail, vous bénéficiez d’un droit au report de ces congés. Ce report est soumis à certaines conditions et délais, qui varient en fonction de la durée de votre arrêt.
Si votre arrêt de travail dure moins d’un an, il est possible que vous n’ayez pas pu utiliser vos congés payés avant la fin de la période de référence (généralement du 1ᵉʳ juin au 31 mai). Dans ce cas, ces congés non pris peuvent être reportés sur une période de 15 mois.
Le délai de report de 15 mois commence uniquement après que votre employeur vous ait informé officiellement :
L’information doit être communiquée par un moyen permettant de prouver la date de réception, par exemple via votre fiche de paie ou un courrier écrit.
Attention : Si vous ne prenez pas vos congés avant la fin de la période de report, ils seront définitivement perdus, sauf si un accord collectif prévoit une durée de report plus longue.
Si vous êtes en arrêt de travail pendant plus d’un an, vous continuez à acquérir des jours de congés payés, mais votre situation particulière impacte les règles de report. Les congés acquis pendant cette période bénéficient d’un délai de report spécifique.
Le délai de report de 15 mois ne commence pas au moment de votre reprise du travail.
Il commence à la fin de la période d’acquisition des congés payés, qui correspond à la fin de la période de référence annuelle (souvent fixée du 1ᵉʳ juin au 31 mai).
Si votre arrêt de travail dépasse une année, il est possible que vous n’ayez pas repris le travail au moment où la période de référence s’achève. Plutôt que d’attendre votre reprise, le délai de report commence dès la fin de cette période de référence, garantissant que vous avez 15 mois pour utiliser ces congés après la fin de leur acquisition.
Le droit à l’acquisition de congés payés pendant un arrêt de travail non professionnel est rétroactif :
Si un différend survient entre vous et votre employeur, le Conseil de prud’hommes (CPH) est l’organisme compétent pour trancher.
Consultez les règles détaillées sur l’acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie pour en savoir plus.
Durée de l'arrêt | Conditions de travail | Cotisations minimales nécessaires |
---|---|---|
< 6 mois | 150 heures travaillées en 3 mois | 1 015 fois le SMIC horaire brut en 6 mois |
> 6 mois | 600 heures travaillées en 12 mois | 2 030 fois le SMIC horaire brut en 12 mois |